
Les retraités ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire ! Rassemblés symboliquement devant le Medef ce mercredi 14 octobre, ils exigent une revalorisation des pensions pour 2026 à hauteur de l'inflation qui est prévue à 2,6% , la revalorisation du point et le rattrapage de 10% de pouvoir d'achat perdu depuis 10 ans.
Augmenter les pensions de retraite et notre pouvoir d'achat !
L'intervention de Sabine Bouquet
Depuis plusieurs semaines des milliers de jeunes sont dans la rue pour défendre leurs conditions d'étude et leur avenir, nous ne pouvons que les soutenir.
Depuis des années les services publics sont à l'abandon, le point d'indice des fonctionnaires est bloqué, le pouvoir d'achat de tous les salariés baisse. On n'arrive plus à boucler les fins de mois et pourtant de l'argent il y en a.
61milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires entre avril et juin 2026.
C'est dans ce contexte que nous sommes rassemblés, aujourd'hui, devant le MEDEF. Aujourd'hui se tient le conseil d'administration de l'Agirc-Arrco qui doit décider du niveau de revalorisation annuelle des pensions de retraite complémentaire, pour les retraités ayant fait tout ou parti de leur carrière dans le privé.
Cette complémentaire peut représenter jusquà 60% du montant de la pension.
Cette année encore le patronat ne veut pas revaloriser le montant des pensions à hauteur de l'inflation, alors que 14 millions de retraités après une légère revalorisation en 2023 de 1,6% ont subi un gel de leur pension depuis deux ans .
Ce que veut le patronat s'est surtout réduire les cotisations des entreprises, et compenser le manque à gagner de la caisse en puisant dans ses réserves . Elles sont de 116,6 milliards d'euros soit 14 mois de prestations.
L'objectif du patronat et du gouvernement est de baisser le niveau des retraites, favoriser un système à point et introduire progressivement l'assuranciel et surtout la capitalisation.
On ne peut l'accepter.
Il est impensable que les retraités subissent une baisse de leur pension et un nouveau recul de leur pouvoir d'achat.
Le dénigrement en direction des retraités est insupportable nous ne sommes pas les nantis qu'ils veulent faire croire.
30% des retraité ont une pension inférieur à 1000€. Combien de retraités ne vont pas pouvoir se chauffer correctement cet hiver ? subissent la hausse des prix de l'alimentation et renoncent à des soins ne pouvant plus payer la mutuelle ? Ils pourrons de moins en moins aider leurs enfants et petits enfants.
Depuis 2020 le recul de notre pouvoir d'achat représente en moyenne 4 mois de pension.
Le rapport du COR prévoit que le niveau de vie des retraités devrait continuer de baisser sur le long terme
Nous exigeons une revalorisation de nos pension pour 2026 à hauteur de l'inflation qui est prévue à 2,6% , la revalorisation du point et le rattrapage de 10% de pouvoir d'achat perdu depuis 10 ans.
Le 19 novembre 2026 les retraités manifesterons contre le projet de budget 2027 et de loi de financement de la sécurité sociale.
Nous le disons avec force, les retraites ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire.
Nous réaffirmons notre revendication d’une sécurité sociale intégrale prenant en compte la perte d’autonomie. Nous ne pouvons accepter une baisse du budget de l'APA de 5,3% soit 250 millions d'euros.
Cette mesure s'ajoute à d'autres mesures déjà subies tel que : hausse des franchises médicales et participations forfaitaires, déremboursement de médicaments, augmentations des tarifs des complémentaire santé et volonté de désindexer les pensions.
La sécu n'appartient pas qu'aux retraités, les jeunes les actifs sont aussi concernés.
Ce conquis de nos parents et grands parents ne doit pas disparaître, nos enfants, petits enfants doivent pouvoir en bénéficier.
Crédit Photo : Zoomdici

Education, salaires, budgets d'austérité, services publics, industrie... En Haute-Loire comme dans le reste de la France, les colères restent fortes. Ce mardi 13 octobre, 700 manifestants ont défilé dans l'unité au Puy pour réaffirmer l'urgence de répondre aux revendications du monde du travail et de la jeunesse.

Menaces de suppressions de postes, manque de moyens... les salariés de l'hôpital de Sainte Marie se sont mobilisés ce vendredi 9 octobre pour faire entendre leur souffrance au travail et exiger plus de moyens pour continuer d’exercer leurs métiers dans des conditions acceptables et accueillir patients et résidents décemment.

Solidarité avec Damien, représentant CGT à la DDT, victime de discrimination syndicale. L’administration use de la mobilité comme moyen de musellement plutôt que d’entendre la souffrance des agent.es ! Avec la CGT, continuons à défendre les libertés syndicales ! Personne ne nous fera taire !
Lire la suite : Discrimination syndicale : soutien à Damien, représentant CGT à la DDT

Grève de la fonction publique pour les salaires et les conditions de travail : plus de 1000 en manif unitaire au Puy avec les lycéens mobilisés pour de meilleures conditions d'étude. Les coupes budgétaires dans les services publics, ça suffit ! Cadeaux aux plus fortunés, aides publiques aux grandes entreprises (211 milliards) : l'argent existe pour financer des services publics qui répondent aux besoins de la population. Exigeons un autre partage des richesses pour le bien commun !
Lire la suite : Mobilisés pour l'augmentation des salaires et plus de services publics

30 centres menacés de fermeture en France (dont celui de Saint Germain Laprade), près de 900 licenciements prévus dont 11 en Haute-Loire : halte au démantèlement de l'AFPA ! Soutien aux personnels en lutte pour la préservation de leurs emplois ! Avec la CGT, ne laissons pas détruire un outil qui répond aux besoins de formation de proximité des salariés et des privés d'emploi !
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