
Grève de la fonction publique pour les salaires et les conditions de travail : plus de 1000 en manif unitaire au Puy avec les lycéens mobilisés pour de meilleures conditions d'étude. Les coupes budgétaires dans les services publics, ça suffit ! Cadeaux aux plus fortunés, aides publiques aux grandes entreprises (211 milliards) : l'argent existe pour financer des services publics qui répondent aux besoins de la population. Exigeons un autre partage des richesses pour le bien commun !
Pour la CGT, afin de répondre aux besoins et garantir une égalité d’accès aux droits sur tous les territoires, il faut plus de services publics, plus de personnels et plus de moyens.
Intervention CGT 43
Se soigner, se déplacer, faire garder ses enfants, aller à l’école gratuitement, accompagner nos aîné·es, faire respecter nos droits au travail, faire face au dérèglement climatique… Nous avons toutes et tous besoin des services publics. Et l’été que nous venons de vivre nous l’a durement rappelé. Nos besoins augmentent : vieillissement de la population, accès aux soins, transition écologique, nouvelles technologies… Pourtant face à ces besoins, nos gouvernants font le choix inverse : moins de services publics, moins de personnels et moins de moyens.

Au centre hospitalier Émile-Roux du Puy-en-Velay, ce ne sont pas seulement les urgences qui sont en difficulté : c’est l’ensemble de l’hôpital qui est sous tension
L’accès aux soins en est un exemple criant. Au centre hospitalier Émile-Roux du Puy-en-Velay, ce ne sont pas seulement les urgences qui sont en difficulté : c’est l’ensemble de l’hôpital qui est sous tension. Urgences, blocs opératoires, services de soins, imagerie, fonctions administratives et techniques : aucun secteur n’est épargné. Les équipes sont sous tension : manque de personnels, difficultés de recrutement, intensification du travail, rappels sur les jours de repos. Cette situation fragilise les personnels mais aussi la qualité et l’accès aux soins. Attente, report ou déprogrammation : derrière les plans d’économies, ce sont bien les conditions de soins et l’égalité d’accès au service public hospitalier qui sont en jeu.
Pour la CGT, afin de répondre aux besoins, il faut plus de services publics, plus de personnels et plus de moyens. Les services publics servent aussi à garantir une égalité d’accès aux droits sur tous les territoires.

En Haute-Loire, 12 fermetures de classes, dont une école totalement et définitivement fermée
En Haute-Loire, la rentrée scolaire 2026-2027 en est une nouvelle illustration, avec 12 fermetures de classes, dont une école totalement et définitivement fermée. Derrière chaque fermeture, ce sont des familles qui voient disparaître un service essentiel, des territoires qui perdent en attractivité et des personnels qui doivent faire toujours plus avec toujours moins.
Quand un service ferme, s’éloigne ou se dégrade, il faut attendre davantage, parcourir plus de kilomètres. Avec le prix des carburants aujourd’hui on peut encore moins accepter l’éloignement des services publics. Aux risques d’avoir des usagers qui renoncent à certains services pouvant parfois être vital !

Réduire les services publics en faisant croire que cela fait faire des économies, c’est faux !
Et lorsque le service public disparaît, ce n’est pas pour autant que le besoin disparaît ! On fait parfois appel au privé qui coûte plus cher. Le privé lucratif cherche à faire des profits, pas le service public. Réduire les services publics en faisant croire que cela fait faire des économies, c’est faux !
L’argent public joue un rôle majeur dans l’économie. Une entreprise ne fonctionne pas toute seule. Pour produire et se développer, elle a besoin d’infrastructures, d’énergie, de salarié·es formé·es, de recherche…
Alors que 54 milliards d’économies sont exigées sur les dépenses publiques, pourquoi les aides aux entreprises échapperaient-elles au débat sur l’utilisation de l’argent public ? L’austérité est toujours pour les mêmes, en instrumentalisant des divisions entre celles et ceux qui ont peu et d’autres qui ont encore moins. Dans le même temps, les cadeaux aux plus fortunés et les aides publiques aux entreprises privées continuent.

211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises, soit plus de 6700 € par seconde, sans contrôle ni conditionnalité
En 2023, les aides publiques aux entreprises représentaient 211 milliards d’euros, soit plus de 6700 € par seconde, sans contrôle ni conditionnalité.
La question est donc bien celle de nos priorités : à quoi doit servir l’argent public et qui doit contribuer au financement des besoins collectifs ?
Aujourd‘hui près d’un million d’agent·es publics ont vu leur traitement indiciaire baisser et rattrapé, voire dépassé par le Smic. Les agent·es publics ont perdu 15 % par rapport à l’inflation. Il est urgent d’augmenter le point d’indice à 6 €.

A la Communauté d’Agglomération du Puy-en-Velay, le président refuse d'améliorer un peu le pouvoir d’achat des agents
Localement, à la Communauté d’Agglomération du Puy-en-Velay, alors que quelques droits existent pour améliorer un peu le pouvoir d’achat des agents, le président de l’Agglo refuse de prendre des mesures d’urgences qui permettraient de mieux rémunérer celles et ceux qui font vivre le service public au quotidien.

Les salariés du privé aussi mobilisés pour les salaires
En ce 29 septembre des salariés du privé comme les organismes sociaux, Michelin, la métallurgie, du bâtiment, de l’énergie, des cheminots… se sont aussi mobilisés pour des augmentations de salaires et contre les répercussions que peut avoir le désengagement de la sécu sur la fiche de paie avec la hausse de la complémentaire santé….

il faut bloquer le prix des carburants à 1,70 € en prenant sur les profits de Total et surtout pas en déshabillant le service public.
Le prix des carburants pour aller travailler le matin qu’on soit salarié du public ou du privé n’est plus tenable : il faut bloquer le prix des carburants à 1,70 € en prenant sur les profits de Total et surtout pas en déshabillant le service public.
Salariés du public et du privé, les salaires sont trop bas, les conditions de travail se détériorent, on s’attaque aux arrêts maladie et le carburant est beaucoup trop cher : l’heure est la mobilisation !

Mobilisation des retraité·es le 14 octobre
Alors faisons de cette journée du 29 une étape vers une mobilisation encore plus forte pour nos salaires, les services publics, l’emploi, la sécurité sociale, les retraites, le pouvoir d’achat, pour une autre répartition des richesses. Tous ensemble, public, privé, faisons grandir le rapport de force. Nous appelons à rejoindre la mobilisation des retraités le 14 octobre.
A l’issue des prises de paroles, je vous invite à vous joindre au barbecue revendicatif devant la DDT pour dénoncer des discriminations syndicales. Il est plus simple pour l’administration de faire disparaître les représentants du personnel que d’entendre la souffrance des agent.es !




