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Solidarité avec Damien, représentant CGT à la DDT, victime de discrimination syndicale. L’administration use de la mobilité comme moyen de musellement plutôt que d’entendre la souffrance des agent.es ! Avec la CGT, continuons à défendre les libertés syndicales ! Personne ne nous fera taire !

A l’issue de la manifestation de la fonction publique le 29 septembre au Puy, un barbecue revendicatif s'est tenu devant la Direction Départementale des Territoires de haute-Loire pour dénoncer la discrimination syndicale dont est victime Damien Loubiat représentant CGT à la DDT.

Déclaration de soutien à Damien Loubiat

L’UFSE-CGT souhaite apporter son plein soutien à Damien Loubiat, représentant CGT à la DDT de Haute-Loire, et à toute la section locale du SNPTAS. Il a été notifié à Damien la fin de sa position normale d’activité au 30 septembre, sans faire figurer de motif dans sa décision. Damien est élu au CSA et assure le secrétariat de la formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail. Pour nous, cette décision ne peut être séparée de son engagement syndical.

Elle intervient dans un contexte que de nombreux camarades de Haute-Loire dénoncent depuis plusieurs années : dégradation des conditions de travail dans les services de l’État, alertes sur la souffrance des agents, difficultés rencontrées par la CGT pour exercer ses mandats. À la DDT, la mobilisation qui a suivi les événements graves du 2 décembre 2024 a montré combien ces questions étaient partagées. La décision visant Damien n’est donc pas, à nos yeux, un incident isolé.

Elle révèle une fragilité qui concerne bien d’autres agents. La position normale d’activité permet d’exercer ses fonctions dans une administration autre que celle qui gère son corps. Si l’administration d’accueil peut y mettre fin sans motif explicite, malgré les alertes et les mandats exercés par l’agent, la mobilité devient un moyen de musellement et donc de pression. Le ministère d’origine de Damien, chargé de la santé, doit prendre ses responsabilités : il ne doit pas laisser s’installer un tel précédent ou s’en retrouve lui aussi comptable !

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Cette affaire s’inscrit dans un climat plus large d’attaques contre les libertés syndicales. La CGT alerte depuis longtemps sur les plus de 1 000 syndicalistes inquiété·es en France pour des faits liés à leur engagement. Derrière ce chiffre, il y a des convocations, des poursuites, des sanctions et des menaces. L’UFSE-CGT ne laissera pas faire et elle est pleinement engagée derrière tous et toutes les militant·es menacé·es, comme Pierre et Benoît à l’inspection du travail de l’Isère ou les enseignant·es du lycée d’Utrillo, menacé·es de déplacement d’office.

Ces pressions ne tombent pas du ciel. La réduction des moyens et des prérogatives des représentant·es du personnel, les procédures longues et coûteuses, l’isolement des militant·es : tout cela peut décourager celles et ceux qui défendent leurs collègues. Dans une période marquée par la montée de l’extrême droite, affaiblir les syndicats et les contre-pouvoirs serait particulièrement dangereux. Défendre les libertés syndicales aujourd’hui, c’est défendre la capacité de toutes et tous à résister à l’arbitraire demain.

Nous demandons le retrait de la décision visant Damien Loubiat, le respect de ses mandats et la garantie effective des droits syndicaux dans tous les services de l’État en Haute-Loire comme ailleurs. Nous affirmons notre solidarité avec Damien, avec ses collègues et avec toutes celles et ceux que l’on voudrait faire taire parce qu’ils défendent les agents et le service public. Personne ne nous fera taire !

Union Fédérale des Syndicats de l'Etat (UFSE) CGT
Rassemblement 30/09/2026 devant la DDT 43