
1er mai au Puy-en-Velay, 600 mobilisés dans l'unité syndicale pour porter les exigences de justice sociale des travailleurs et des travailleuses de Haute-Loire : augmentation des salaires, blocage des prix des carburants et de l'énergie, égalité et amélioration des droits, contre toutes les guerres
Un 1er mai de solidarité internationale, pour la justice sociale
Intervention de Pierre Marsein pour la CGT
Le premier mai est une journée de solidarité internationale entre les travailleuses et les travailleurs du monde entier pour exprimer nos revendications et faire entendre nos exigences sociales.
Aujourd’hui, partout dans le monde, les travailleurs défendent leurs conditions de vie, de travail, leurs emplois, leurs libertés syndicales et démocratiques.
Cette année, en France le symbole est d’autant plus fort que ce gouvernement de malfaiteurs a tenté de nous voler le seul jour férié et chômé, une insulte à la classe ouvrière.
Ambroise Croizat disait « ne parlez pas d’acquis sociaux, mais de conquis sociaux, parce qu’ils sont toujours remis en cause et ne tiennent que par le rapport de force ».
Si nous pouvons nous réjouir de les avoir fait reculer sur le premier mai, nous devons rester vigilants, nous préparer au prochain mauvais coup et être à l’offensive. A la CGT nous réclamons un deuxième jour férié et chômé : le 8 mars (journée internationale du droit des femmes)

Ce 1er mai doit être aussi une journée de solidarité pour l’ensemble des étrangers, des migrants, des réfugiés qui fuient la guerre, la misère et le dérèglement climatique, d’où qu’ils viennent.
Au regard de l’urgence de la situation au Proche-Orient, la CGT réclame un cessez le feu immédiat et permanent, en Iran, au Liban et dans la bande de Gaza !
Nous rappelons notre solidarité aux peuples Iranien, Libyen, Israélien … qui refusent la guerre, et à tous les peuples victimes des guerres. Nous exigeons l’arrêt des opérations guerrières d’où qu’elles viennent et le respect du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Nous ne pouvons accepter le mépris dont font preuve le patronat et les marconistes envers les salariés de ce pays, l’exemple du premier mai en est un symbole fort. Tout comme le mépris de Macron et de son gouvernement contre les peuples notamment du Proche Orient. Et pour reprendre les mots d’Albert Camus, le fascisme c’est le mépris. Inversement, toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme.

Lutter contre le poison de la division
En France et en Europe les idées d’extrême droite prospèrent sur le désespoir social, résultat d’une politique libérale, au seul profit des plus riches. Cette petite poignée de milliardaires se gave alors que, dans le même temps, le pouvoir d’achat des salariés ne cesse de se dégrader. Rien n’est le fruit du hasard, mais bien le résultat de la politique menée par Macron, toujours aux profits des actionnaires !
Mais attention, le Rassemblement National, ses alliés, ceux qui rêvent d’en être ou qui y courent après n’est pas une réponse à cette politique, c’est un fléau !
C’est le premier ennemi des salariés, il n’y a qu’à voir leurs votes au parlement.
Le racisme est un délit !
Nous apportons tout notre soutien et notre solidarité aux enfants d’Espaly et à leurs familles qui sont victimes de racisme.

Il est de notre responsabilité de combattre la stratégie de ceux qui cultivent le rejet et la division des salariés.
Nous devons avoir une réponse sociale contre les propos et les actes xénophobes, homophobes, sexistes, racistes, antisémites et islamophobes.
Quand la classe ouvrière est divisée, le fascisme gagne. Ces mots de François Mauriac doivent nous guider, être notre boussole pour les jours, mois, années à venir si nous ne voulons pas que la peste brune arrive au pouvoir.
Les résistances d’aujourd’hui, seront les luttes, les mobilisations, les grèves de demain, qui seront les victoires, les conquis sociaux et environnementaux des générations futures.
Dans l’intérêt général et pour gagner, il faut nous unir autour de nos revendications. Rien de grand dans ce pays ne s’est fait sans unité.
C’est pourquoi nous portons nos revendications, retour à la retraite à taux plein à 60 ans, annulation des réformes du chômage qui pénalisent en tout premier les plus précaires, les femmes, intérimaires, intermittents…

Services publics, augmentation des salaires, blocage des prix des carburants et de l'énergie
Il est indispensable de défendre et de reconquérir les services publics pour une égalité pour les usagers quel que soit leur lieu de résidence.
Le coût du logement, de l’énergie (carburants), du gaz avec une augmentation de 15 % aujourd’hui même sous couvert des guerres, ne se réglera pas par des aides, des chèques ou des baisses de taxes mais par la seule chose qui récompense le travail donc favorise les salariés et qui est urgent : des augmentations de salaires !
De l’argent pour les salaires, pas pour la guerre !
L’augmentation des salaires dans le public et dans le privé est une nécessité. Lorsque l’on demande une augmentation de salaire, ce ne sont pas des primes que nous voulons, pas plus qu’une augmentation par les exonérations de cotisations qui ne serait qu’au détriment des ressources de la sécu, mais une augmentation du taux horaire.

Nous exigeons aussi une revalorisation des pensions et minima sociaux !
Bravo aux ouvriers de chez DIEHL à Siaugues qui, avec leur syndicat CGT et après 7 jours de grève, ont obtenu 65 € brut pour tous, l’augmentation de 20 % de la prime transport et une prime de 500 €. L’union fait la force. Merci à tous les grévistes, un bel exemple à suivre.
Nous sortirons de cette situation uniquement par l’unité et la solidarité. Solidarité internationale pour la paix entre les peuples et pour préserver la planète.
Vive la lutte, vive l’unité des salariés, vive l’unité syndicale, vive le salariat organisé, vive le 1er mai.




