La retraite en danger, tous concernés !

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Communiqué Cheminots CGT, 27/09/15; Presse La Montagne 29/09/15

La SNCF vous dira que oui, mais les usagers restent à quai !
La CGT Cheminots constate et dénonce que la SNCF, dans sa précipitation pour passer le Cévenol en bus, a « oublié » d’assurer les correspondances. Les usagers se retrouvent sur les quais en rupture de correspondances.

En effet, le Cévenol est géré par Intercités et les TER par la région. Le transfert en bus s'est fait sans concertation avec le TER. En plus, la SNCF « vend » le Cévenol en train et les usagers découvrent qu'ils vont voyager en bus.
Durée du trajet augmentée, correspondances non assurées, manque de confort, risques routiers, etc... Cette modification du moyen de transport est très mal vécue par les usagers. Certains ont déjà renoncé à leur voyage, préférant modifier leur parcours !
Cela ne va pas durer autant que les impôts !
Pour ne pas reprendre un titre bien connu : Fini le bordel !
Les riches en TGV/LGV luxe
Les pauvres en autoBux

Syndicat Cheminots CGT
Avenue de la gare - 43000 Le Puy-en-Velay
Tél : 06 65 03 66 10
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L’AUTOCAR PREND LE RELAIS DU CEVENOL - La Montagne

Pour se rendre à Nîmes, où dans une autre ville autrefois desservie par le Cévenol, le récent Plan de transport adapté mis en place par Inter-cités préconise un voyage en autocar.

Train ou autocar, le prix du billet restera le même pour voyager sur le tracé de la ligne des Cévennes. En revanche, le temps de trajet, lui, se verra rallonger d’environ une heure et demie, avec un confort sûrement moindre. Une solution « exceptionnelle » mise en place par Inter-cités, gestionnaire de la ligne pendant les travaux qui s’imposent suite à l’éboulement d’Alleyras en avril dernier, qui a lourdement impacté la RD 40 et la voie de chemin de fer.

La CGT et certains usagers craignent un transfert définitif du Cévenol par autocar

Des autocars seront donc mis en place de Clermont-Ferrand à Nîmes, pendant la durée des travaux, depuis le 27 septembre et jusqu’à la fin du chantier qui devrait être à la fin de l’année, voire au début de l’année 2016 en fonction des conditions météorologiques.

L’annonce de la Direction régionale de la SNCF a immédiatement suscité des inquiétudes du côté du syndicat CGT des cheminots de Haute-Loire. Au-delà des conditions de voyages moins confortables pour les voyageurs, le syndicat parle d’une « situation inacceptable » et redoute le passage définitif par bus du Cévenol.

Il rappelle la vocation de ce train d’équilibre de territoire (TET) « qui a pour mission première le désenclavement des territoires et donner l’accès au train à tous, précise Xavier Bousson. Avec le rapport Duron, il est proposé qu’il soit pris en charge par la Région. Nous sommes contre. Et nous sommes sceptiques car si la SNCF nous avance un coût d’exploitation de 4 millions d’euros pour le Cévenol, elle est incapable de nous communiquer un chiffre précis sur les recettes que ce train dégage. Quoi qu’il en soit, les TET doivent être maintenus par l’État ». Enfin, la mise en place d’autocar pourrait, selon le syndicat, avoir un impact sur l’emploi, « sur certaines gares peu fréquentées comme Monistrol d’Allier ou Langeac ».

L’avenir du Cévenol ne serait pas remis en cause

Même inquiétude pour le Collectifs des Usagers des transports du Haut-Allier qui a récemment publié un communiqué sur son site et évoque « une décision à vomir ». Le collectif préconise le maintien du précédent Plan de transport, où seule la portion Langeac- La bastide Saint-Laurent les Bains était réalisée en autocar, accompagné d’une pétition sur la plateforme dédiée Avaaz.com.

La direction régionale de la SNCF insiste, il s’agit d’une réponse provisoire à cette situation exceptionnelle. Les mêmes arrêts seront proposés aux voyageurs, et « les horaires ont été aménagés selon les correspondances vers Paris et le sud de la France. Après les travaux, Inter-cités compte remettre le train en marche. L’avenir de la ligne du Cévenol, n’est en aucun cas remis en cause, il n’y a aucun lien avec le rapport Duron ».

Pourtant, la baisse de fréquentation est confirmée par la SNCF, et justifie, en partie, la mise en place de cette solution. « Sur juillet et août, on compte entre 150 et 170 voyageurs par mois. Pour le reste de l’année, on compte entre 70 et 80 voyageurs par jour. »

Le député de la Haute-Loire Peter Vigier évoque quant à lui « une politique de désengagement de l’État ». Il dénonce une fois de plus, la crainte de la mise à mort du Cévenol et s’interroge sur cette situation qui pourrait constituer les prémisses de la fin du TET. « Les territoires ruraux ne peuvent pas accepter un tel désengagement de l’État de la politique d’aménagement du territoire […] Le Cévenol participe assurément au désenclavement et au développement de nos zones rurales ». Le député affirme rester mobilisé pour la survie de ce train qui voit « son parcours amputé depuis de nombreuses années ».

Maëlle Hamma

SNCF Réseau entame enfin des travaux d’envergure

Suite à l’éboulement d’Alleyras en avril dernier, SNCF Réseau assurera, jusqu’à la fin de l’année, d’importants travaux.

Il aura fallu près de six mois avant que les travaux ne soient lancés. Le Département, WWF et SNCF ont signé une convention au début du mois de septembre, relative au lancement des travaux sur la RD 40 et sur la voie ferrée.

Les travaux devraient débuter le lundi 5 octobre pour s’achever en décembre, voire au début de l’année 2016 en cas de conditions météorologiques difficiles. Ils dépendent des constats qui seront opérés au fil des travaux mais également de la sécurisation du site en amont.

Des blocs et masses rocheuses très instables

Ces travaux, dont le coût s’élève pour l’heure à 170.000 euros consistent à purger un bloc rocheux de 3m3 dont l’équilibre est précaire et de sécuriser une masse rocheuse de 320 m3 qui semble aussi déstabilisée. Il s’agira également de retirer la pelle hydraulique qui se trouve sur le train déraillé, en action au moment de l’éboulement, et de procéder au relevage ce train et au diagnostic de la voie. Enfin, plus généralement, les travaux consisteront à réparer les dégâts de la voie.

D’après la SNCF, « la bonne exécution de ce planning repose sur l’engagement concret de chaque acteur responsable à réaliser les actions respectives ».

Autres travaux : Langeac/Prades. Débroussaillage jusqu’au 16 octobre pour garantir une régularité optimale et améliorer le confort visuel. SNCF affirme sa volonté de limiter la gêne occasionnée.