La Montagne, 16/05/2014

A l’appel de plusieurs organisations syndicales, les fonctionnaires sont descendus dans la rue, hier matin, au Puy-en-Velay, pour dénoncer la situation dans la fonction publique.

«Fonctionnaires sacrifiés », « République malmenée », « Pacte de responsabilité abrogé »… Les slogans ne manquaient pas au Puy-en-Velay, hier matin, pour dénoncer la situation dans la fonction publique. Des slogans mais pas de manifestants très nombreux.

Les organisations syndicales qui avaient appelé les fonctionnaires à faire grève admettaient elles-mêmes avoir rencontré quelques difficultés à mobiliser à l'occasion de cette journée d'action nationale.

Les manifestants parlaient de 10 % de grévistes dans l'Éducation nationale (premier degré).

Malgré une assez faible participation, les syndicats avaient quand même décidé d'emmener le cortège, parti comme d'habitude de la place Cadelade, jusqu'à la statue Lafayette pour revenir ensuite à la préfecture, où chaque organisation devait prendre la parole.

CGT, FSU, UNSA, CFDT, Solidaire, CFTC constituaient le gros des troupes, en tête du cortège, tandis que Force Ouvrière fermait la marche, quelques mètres derrière.

Tous étaient d'accord pour reconnaître que « depuis 2010, les salaires des fonctionnaires et des contractuels de la fonction publique sont au régime sec ».

Pour Roland Thonnat de FO : « Voilà cinq ans que notre point d'indice est bloqué. Cela a commencé sous le gouvernement Fillon, cela continue avec le gouvernement de gauche ».

Point d'indice bloqué

Selon Jean-Pierre Chambon de l'UNSA : « En clair, un fonctionnaire qui débute aujourd'hui est payé 15 % de moins que le même collègue lorsqu'il a commencé dix ans plus tôt ».

Les manifestants craignent de voir la situation bloquée jusqu'en 2017.

« C'est inadmissible, il faut bien voir que les fonctionnaires représentent le socle de notre société », explique Huguette Julien, représentante de la CGT santé.

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Le Progrès 9 mai 2014

Le Puy-en-Velay. Dans l’unité retrouvée, les organisations dénoncent « un malaise » et appellent à la mobilisation, jeudi, pour les salaires, l’emploi, les missions publiques… Bref, pour exiger « une autre politique ».

Les syndicats de fonctionnaires ont sorti la calculette. Compte tenu du gel du point d’indice depuis 2010, ils estiment que c’est 8 % de perte sur salaire au 1er janvier 2014, soit 96 euros par mois pour un revenu mensuel de 1 200 euros net. Et quand on leur annonce un plan de rigueur et des amputations budgétaires massives, c’est une raison de plus pour appeler à l’action dans la rue et à la grève. Ce sera le 15 mai, dans une très large unité, puisque la CGT, FSU, UNSA, CFDT, CFTC et Solidaires seront présents, « ce qui montre bien le malaise », précise Alain Eyraud pour la CGT.

Un malaise sensible dans les hôpitaux et maisons de retraite comme l’explique Corinne Michel, CGT Santé et action sociale : « On manque de personnels, ce qui implique un glissement des tâches. La variable d’ajustement c’est toujours le personnel et il y a des gens fatigués. De plus, on met à mal la reconnaissance de la pénibilité. Les gens vont devoir travailler plus longtemps. On se demande comment on va faire pour tout passer en ambulatoire. »

Du côté des agents territoriaux, le constat n’est pas plus brillant : « On nous donne des primes pour rattraper le cours du SMIC », explique-t-on en prédisant un sombre avenir : « On annonce la réduction du nombre de communes à 50 en France. Quelles seront les conditions de travail pour les agents ? Déjà que les collectivités ont plus de missions et moins de moyens ».

Deux témoignages parmi tant d’autres, d’où une longue liste de revendications portant sur les salaires, les conditions de travail, la reconnaissance des qualifications, la décentralisation…

Rassemblement et manifestation le 15 mai à 10 h 30, place Cadelade, au Puy-en-Velay.

Article de Christophe Teyssier

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Retraités, nous avons toutes les raisons de manifester à Paris le 3 juin !

Non à la baisse de notre pouvoir d'achat !
Soyons nombreux à dire notre colère contre cette politique gouvernementale d'austérité qui se fait sur le dos des retraités, des familles et des précaires.

Un transport sera organisé, partant du Puy-en-Velay, via Brioude et Issoire : des places sont retenues dans le TGV partant de Lyon.

Renseignements, solidarité financière et inscriptions auprès de l'UD CGT : 04 71 05 51 21


La retraite n’est pas un privilège ou une prestation d’action sociale. Elle est un droit obtenu par le travail. Son niveau est directement le résultat des rémunérations perçues pendant la vie professionnelle et le nombre d’années cotisées. Mais depuis 1986, les réformes se sont succédées pour durcir les conditions d’obtention de la retraite et réduire leur niveau : passage de 10 à 25 ans pour les salariés du privé, indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires, décote, allongement des durées de cotisation, suppression de la demi part supplémentaire aux veufs et veuves ayant eu des enfants, fiscalisation du supplément de 10% pour les retraités ayant eu 3 enfants et plus, et, depuis le 1er avril 2013, instauration d’une taxe de 0,3% pour les retraités imposables (CASA, Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie, affectée à l’aide à l’autonomie).

Le pouvoir d'achat des retraités baisse sans cesse. Des retraités de plus en plus nombreux, et notamment les femmes, se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté. Cela suffit !

Les syndicats de retraités CGT, FSU, Solidaires, auxquels d'autres organisations vont se joindre, appellent l'ensemble des retraités à cette grande manifestation nationale le 3 juin à Paris.

15 mai 2014 art


Contre l’austérité, le gel du point d’indice, la baisse des salaires.
Pour l’augmentation du pouvoir d’achat,l’emploi,les services publics.

Les organisations syndicales CGT 43, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires, UNSA appellent les agents des fonctions publiques et assimilés à se mobiliser le 15 mai 2014 contre le plan d’austérité imposé par le gouvernement Valls et négocié notamment avec le MEDEF, qui prévoit 30 milliards d’€ d’exonérations patronales et 50 milliards d’€ de restrictions pris sur la sécurité sociale et les services publics.

Les salariés vont encore supporter un plan de rigueur, alors que les grands groupes bénéficient de 200 milliards d’aides diverses, sans aucune contrepartie.

La politique d’austérité fait peser depuis des années, et jusqu’au moins en 2017, une lourde perte  sur les rémunérations des agents de la fonction publique.

Toutes et tous en grève
Participons massivement au rassemblement et à la manifestation
le 15 mai à 10h30 place Cadelade
au Puy-en-Velay

fichier-joint  Lire le tract intersyndical

Antoine Math economiste

Venez vous informer et débattre !

Du 12 au 16 mai, l'UD organise la formation collective au Monastier. C'est un moment important de la vie syndicale. Si nous voulons combattre le patronat et le gouvernement, nous devons former le plus grand nombre de militantEs.

Cette année, pour le débat, la commission exécutive a choisi le thème du "pacte de reponsabilité". En effet, nous devons tout faire pour que ce projet ne voie pas le jour car il aurait de graves conséquences pour les salariés et la sécurité Sociale. Antoine Math, économiste, membre d'ATTAC et chercheur à l'IRES (centre de formation syndicale), animera ce débat.
Pierre Marsein

Un repas et une soirée conviviale suivront. Une participation de 6€ sera demandée. Inscrivez-vous auprès de l'UD CGT (04 71 05 51 21) avant le 12 mai.

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Communiqué CGT, 3 mai 2014

Les 5 de Roanne définitivement relaxés !
Une victoire qui relance l’exigence d’une loi d’amnistie sociale

La CGT se félicite de l’extinction définitive des poursuites contre les cinq militants CGT de Roanne victimes, depuis près de quatre ans, d’un acharnement judiciaire sans précédent pour avoir refusé de se voir prélever leur ADN et d’être fichés comme de vulgaires criminels, après avoir été arrêtés dans le cadre d’actions collectives menées dans la lutte contre la réforme des retraites, en 2010.

Ces cinq militants CGT étaient, depuis, engagés dans un combat judiciaire qui, enfin, s’achève. Le 23 avril dernier, le Président de la Chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Lyon a en effet ordonné le non admission d’un appel formé par le Procureur général de la Cour d’appel de Lyon. Cette ordonnance n’étant pas susceptible de recours, nos cinq camarades sont donc définitivement relaxés.