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Le Progrès, 3/07/14

Le Puy-en-Velay. Mercredi, le tribunal de commerce a rendu sa décision concernent, le devenir de l’entreprise de démolition et de BTP.

Les salariés de l’entreprise JR Création ont reçu un nouveau coup de massue, mercredi. L’entreprise d’espaces verts, démolition, travaux publics et terrassement (créée en 2011) a été placée en redressement judiciaire le mois dernier. Or, l’employeur, Julien Roiron, avait déjà été mis en liquidation en 2007 et la première procédure n’est toujours pas terminée (lire nos éditions des samedis 17 et 28 juin). Bref, le tribunal de commerce devait statuer sur la situation.

La décision a été rendue. « Me Pétavy a été dessaisi du dossier. Le tribunal de commerce a radié l’entreprise. Elle n’existe plus. Enfin, le dossier a été confié au procureur de la République. Il est renvoyé au pénal », explique-t-on à l’Union départementale de la CGT.

Des décisions qui laissent des salariés sans recours.

Une situation toujours compliquée

« Nous ne savons pas ce que nous allons faire. Ils ne sont pas payés depuis des mois et ne le seront pas davantage après cette décision. Le dossier ayant été transmis au pénal, l’affaire risque de durer encore longtemps », annonce Alain Eyraud, secrétaire départemental de la CGT.

Et de poursuivre : « Nous allons organiser une réunion demain (ce jeudi, NDLR) avec notre service juridique, afin de savoir quelles dispositions prendre, en sachant que les salariés n’ont plus de recours. »

Les syndicalistes vont également prendre contact avec les pouvoirs publics pour les alerter « car les salariés vont se retrouver dans une situation critique ».

Karine. W

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Le Progrès, 28/06/14

Le Puy-en-Velay. Julien Roiron, le patron de l’entreprise de BTP mise en redressement judiciaire, avait déjà un contentieux dans une autre affaire, ce qui bloque les procédures et le versement des salaires.

Des drapeaux aux couleurs de la CGT. Des pancartes où on peut lire « patron voyou ». Le ton est donné, vendredi après-midi, devant le tribunal de commerce à l’occasion d’une affaire pour le moins compliquée.

Un triple problème

L’instance examine le cas de l’entreprise JR Création (démolition, travaux publics), mise en redressement judiciaire le mois dernier. Or, l’employeur, Julien Roiron, avait été déjà mis en liquidation en 2007 et la première procédure n’est toujours pas terminée.

« On s’étonne qu’il ait pu remonter une entreprise. Il n’avait pas le droit d’embaucher. Il a dû faire une fausse déclaration au greffe », subodore Serge Prades, du service juridique de la CGT.

Le problème est triple pour les salariés (ils seraient sept concernés) dans ce cas de figure. D’une part, l’AGS (le régime de garantie des salaires) ne peut prendre à sa charge les paies non versées. D’autre part, le liquidateur ne peut pas licencier les salariés pour qu’ils s’inscrivent à Pôle emploi. Ajoutons à cela que le conseil des prud’hommes ne peut pas non plus être saisi car cela bloquerait toutes les procédures.

« C’est une situation sans issue », constate la CGT. Pourtant, il va bien falloir trouver une solution. L’AGS pourrait intervenir à titre dérogatoire.

En attendant, le syndicat va tenter de récupérer les sommes dues à Julien Roiron par la SEM du Velay. « On va peut-être faire intervenir des huissiers pour saisir ces sommes de façon plus légale », avance-t-on.

Pour couronner le tout, Me Petavy, liquidateur dans la première affaire, s’est aperçu qu’il ne pouvait pas être désigné dans cette nouvelle procédure. Il doit donc se faire dessaisir du dossier. Le tribunal de commerce doit rendre sa décision lundi.

Christophe Teyssier


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Le Progrès, 27/06/14

Le Puy-en-Velay. Le combat contre l’austérité continue, notamment grâce à la détermination de foyers de résistance, tel les cheminots et les intermittents.

Dans la continuité des actions menées ces derniers mois et avant la pause estivale, les syndicats CGT, FSU et Solidaires se sont rassemblés, jeudi, en fin d’après-midi, devant la préfecture pour dire « Stop » à l’austérité « au service du Medef et des banquiers ».

Lors des prises de paroles, la CGT a regretté la surdité du gouvernement « qui ne veut pas entendre la colère politique et sociale qui monte dans le pays. Après deux raclées électorales, la seule réponse d’Hollande c’est de nommer le plus libéral de son gouvernement comme Premier ministre. »

Satisfaction quand même de voir des foyers de résistance, tel les cheminots et leur combat, « une lutte exemplaire » pour le service public ferroviaire, l’égalité devant le droit au transport et le désenclavement de tout le territoire.
Des satisfactions au niveau local

Tout comme la mobilisation des intermittents du spectacle : « Cette colère est le signe que la question du statut des intermittents est loin d’être réglée. L’enjeu est l’avenir même de la culture dans notre pays, de sa place dans notre société et de son rayonnement international. La création doit être protégée et l’accès à la culture démocratisé », estime la FSU.

Concernant la Haute-Loire, on remarque que la grève des salariés de Buffalo Grill de Brives-Charensac et de DIEHL à Siaugues-Saint-Romain montre la capacité d’organisation.

Côté revendication, la CGT exige immédiatement une augmentation des salaires de 1 euro de plus de l’heure, un SMIC à 1 700 euros, une hausse des pensions et des minima sociaux, tout en réaffirmant que « la Sécurité sociale doit être renforcée ».

Christophe Teyssier

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La Montagne, 24 juin 2014

La sécurité sociale au coeur des débats

Une cinquantaine de retraités CGT se sont retrouvés jeudi, au centre Marcel Paul à Brives-Charensac, pour le congrès de leur union syndicale des retraités (USR) CGT de la Haute-Loire. Ils ont fait le bilan de leur activité depuis 3 ans et débattu des priorités à donner à leurs actions futures. Alain Eyraud, secrétaire général de la CGT 43, et plusieurs représentants des retraités CGT des départements voisins, participaient à ces échanges.

Une nouvelle commission exécutive a été élue, renouvelée et rajeunie : Odile Maurel, en reste la secrétaire. Cathy Mazuel, de la CPAM du Puy-de-Dôme, a animé un débat sur la protection sociale et l‘avenir de la sécurité sociale. En s’appuyant sur un diaporama, elle en a rappelé les fondamentaux, les évolutions et le financement. La CGT dénonce "la part grandissante prise par les caisses complémentaires santé, au détriment de la solidarité créée en 1945 avec la Sécurité sociale".

"Notre système de santé, poursuivait le syndicat, repose sur deux organismes qui sont censés assurer notre couverture maladie : la sécurité sociale et les complémentaires."

Et ses représentants de conclure : "Ce modèle est néfaste à l’intérêt des assurés et des malades car il conduit à l’augmentation du coût des soins et surtout il ne permet pas aux personnes à faibles revenu de se soigner..."

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Communiqué du syndicat FAPT de Haute-Loire

Présence absence postale
Contrats de dupes

Le contrat de Présence Territoriale signé par l’Etat, le groupe La Poste SA et l’Association des maires de France pour la période 2014-2016, permet à la Poste de continuer son plan de désengagement des zones rurales et péri-urbaines.

La Poste attendait la fin des élections municipales pour reprendre un vaste projet de transformation de ce qu’il est convenu d’appeler à présent  les « Points-Poste » dans notre département.. Cette appellation vague de « Point-Poste » permettant, incidemment, de mélanger dans une notion unique, les bureaux de Poste tenus par des postiers et les autres formes de présence postale , (Agence Postale Communale ou Relais-Poste) qui ne sont pas tenues par des postiers.

Par quels moyens ? Ordre de préférence de la Poste :
1. Transformation en APC : ça ne remporte pas l’enthousiasme des maires car cela fait supporter à terme le coût du service public à la commune en rupture avec l’égalité républicaine. 2.  Transformation en Relais-Poste (...) 3.  Facteur-guichetier (...) 4.  Réduction à 12 heures d’ouverture par semaine (...)

Une vingtaine de bureaux de Poste concernés.
Sur les 59 bureaux de Poste du département, une vingtaine pourrait être concernée par ces transformations ou par de nouvelles réductions des horaires d’ouverture.

Soyons clairs : nos Postes sont nos emplois !
Toute forme de « présence postale » autre qu’un vrai bureau de Poste,  supprime des emplois de postiers. C’est ainsi que plus de 65000 emplois de postiers ont été supprimés depuis 2007, ce qui représente le plus gros plan social invisible de l’économie française.

Toute acceptation de diminution des horaires et/ou des jours d’ouverture revient, à terme, à condamner le bureau de Poste. L’impossibilité de s’y rendre en raison d’horaires inadaptés, ne fait qu’amplifier cette désertification que la Poste utilise comme argument pour justifier les modifications de sa « présence » territoriale ou plutôt de son absence. La négociation ne doit se faire que sur l’adaptation des horaires voire leur augmentation, et non sur leur diminution.

Pascale FALCON, secrétaire départementale

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La CGT cheminots a aujourd'hui collectivement et démocratiquement décidé de l'arrêt de notre grève entamée depuis le mardi 10 juin à 19 heures.

Ce mouvement national de grève avec une très forte mobilisation, notamment en Haute-Loire, cela nous a coûté cher puisque ce sont plus de 10 jours de paye que nous perdons contrairement aux dires. Nous sommes bien conscients aussi, de la forte gène et que cela a été dur à vivre pour les usagers, mais c'est bien le gouvernement et la direction de la SNCF qui par leur entêtement en porte l'entière responsabilité.

Cette réforme n’offre aucune perspective sur le financement de la rénovation et du développement du réseau (40M€ de dette). Pourtant, la majorité de vos désagréments quotidiens provient d’un état dégradé des infrastructures qui ont été délaissées depuis 20 années (fermetures de gares, retards,
tarifs, le tout TGV...). Alors qu’il y a une urgence écologique, c’est bien cette politique, menée par la SNCF ces dernières années, qui a précipité le déclin du fret SNCF (transport de marchandise par le rail), 240 000 tonnes de fret par an au départ de Arvant en 2003, 0 tonnes en 2014, cela correspond à 8000 camions de plus sur les routes !

La CGT est favorable à une réforme qui permette l’amélioration du service pour tous les Usagers, un investissement sur les voies, une réouverture de gares afin d’augmenter le nombre de circulation, de désenclaver et d'améliorer  la vie sur notre département.

Cette réforme et cette grève ne sont pas que l’affaire des agents SNCF, mais bien l’affaire de tous.
Malgré le recul que vient de nous imposer le gouvernement en utilisant des méthodes peu démocratiques ( Manuel VALLS qui convoque l’ensemble des Députés pour leur dire comment voter le matin pour le débat parlementaire l’après midi ), nous ne baissons pas les bras pour autant, et répondrons présents pour améliorer le service public ferroviaire dans l’intérêt de tous.

Xavier BOUSSET, Secrétaire Général
CGT Cheminots Haute Loire