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La Montagne - 18/06/14

Une centaine de personnes venus de la Haute-Loire, du Cantal et du Puy-de-Dôme ont symboliquement occupé les voies ferrées, autour de la gare d'Arvant, ce mercredi, en fin de matinée, à l'appel de l'intersyndicale des cheminots Auvergne-Nivernais, qui regroupe la CGT Cheminots et SUD-Rail, dans le cadre du mouvement national de grève entamé il y a plus d'une semaine à la SNCF.

Les représentants syndicaux ont indiqué que le choix du site d'Arvant, "véritable carrefour ferroviaire", n'était pas dû au hasard. "Le projet de réforme du ferroviaire, présenté aujourd'hui même à l'Assemblée nationale, signifie la fin de la SNCF et du rail pour la quasi-totalité des Auvergnats, estiment-ils. Ici, par exemple, Arvant pourrait constituer, d'ici 2020, l'endroit où prendraient définitivement fin les lignes du Cévenol et de l'Aubrac, toutes deux menacées de disparition, comme cinq autres lignes en Auvergne, faute de financements". Pour symboliser cette "mort annoncée", les cheminots ont installé un butoir en bois au milieu des voies, auquel ils ont ensuite mis le feu. Le mouvement a pris fin vers midi

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L'Eveil - 17/06/14

Mardi, au septième jour de grève et au premier jour du débat parlementaire surla réforme ferroviaire, au coeur du conflit national, les cheminots de Haute-Loire ont reconduit le mouvement pour un huitième jour. [...]

"Eclater l'entreprise pour mieux privatiser"

Côté gréviste, "on va montrer qu'on est plus que déterminés". "On veut peser sur le débat parlementaire", annonce Xavier Bousset, secrétaire départemental CGT cheminot. Opposés au projet de loi qui "vise à éclater l'entreprise en trois pour, à terme, mieux la privatiser quand le moment sera venu", les grévistes ont un objectif"zéro train" qu'ils entendent maintenir jusqu'à obtenir gain de cause." J'en suis déjà à 400 euros perdus sur mon salaire avec ces sept jours sans paye, donc je ne suis plus à ça près", estime le secrétaire départemental.
Et il n'est pas le seul dans le département. Au sixième jour de grève, 60% des cheminots étaient dans l'action", selon la CGT.
"on ne veut pas subir le même sort qu' EDF. La SNCF est la dernière entreprise d'Etat, elle appartient à tous les Français et on y est attaché, martèle Xavier Bousset. On a un rôle de service public à tenir sur le territoire."

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Communiqué UD CGT 43 - 17/06/14

Cher(e)s camarades,

Les cheminots entament leur 7ème jour de grève consécutif sans être payés. Certains avec des petits revenus.

Ils  se  battent contre  les  suppressions  d’emplois et pour l’amélioration  du service public ferroviaire. La question de l’emploi concerne tous les salariés, un tiers de leurs effectifs a déjà été supprimé en 10 ans sur le département.
Ce  projet  gouvernemental entrainerait encore la mise à mal des transports en commun avec de nouvelles suppressions de lignes et de gares.

L’Union Départementale organise une caisse de solidarité pour leur venir en aide.

Vous pouvez faire parvenir vos dons à l’UD en marquant au dos du chèque « solidarité cheminots ». Toutes les sommes reçues seront intégralement reversées au secteur régional cheminots qui en fera la répartition.
La solidarité doit s’organiser dans toute la CGT.

D’avance, merci pour eux.
Recevez nos amitiés syndicales.

Alain Eyraud

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Le Progrès - 17/06/14

Le Puy-en-Velay. Des salariés de JR Création accusent leur employeur de ne pas leur avoir versé de salaire depuis plusieurs mois et la situation serait au point mort. 

Lundi après-midi, sur le parvis de l’hôtel de ville, des salariés et ex-salariés de l’entreprise d’espaces verts, démolition, travaux publics et terrassement JR Création (créée en 2011) ont souhaité alerter les pouvoirs publics sur leur sort. Il y a quelques semaines, ils avaient pris contact avec la CGT pour leur parler de retards et non-paiement de salaires de leur employeur, Julien Roiron. Selon Serge Prades, du service juridique de la CGT, et Pierre Marsein, secrétaire général adjoint du syndicat, « nous avons saisi le conseil des Prud’hommes, en référé, à plusieurs reprises. L’employeur a refusé la convocation et les jugements rendus par cette juridiction ». Mais le problème serait loin de s’arrêter là pour les salariés qui comptaient sur une décision de justice pour que l’AGS (assurance de garantie des salaires) puisse prendre en charge leur salaire : « La mise en redressement judiciaire de l’entreprise par le tribunal de commerce le 30 avril a été mise à mal. En effet, Maître Petavy, désigné en qualité de mandataire judiciaire, s’est aperçu que l’entreprise de Julien Roiron n’avait pas d’existence légale. Cet employeur avait déjà été mis en liquidation judiciaire en mars 2007 par le TGI du Puy-en-Velay, et cette procédure est toujours en cours, compte tenu d’un contentieux financier. En conséquence de quoi, le tribunal de commerce ne pouvait prononcer le redressement judiciaire de cette société », expliquent les Cégétistes. Quant aux conséquences sur les salariés, elles sont « catastrophiques » selon le syndicat : « Alors qu’ils n’auraient même pas dû être embauchés puisque la société n’aurait pas dû exister, les salariés voient leur AGS bloquée puisque leurs contrats n’ont pu être conclus régulièrement ».

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Communiqué du syndicat CGT Cheminots Haute-Loire

Du fait de l’entêtement de la direction et de l’irresponsabilité du gouvernement, depuis le mardi 10 juin à 19H nous sommes contraints à être en grève reconductible afin d’être entendus. Au 6ème jour de grève, nous sommes plus de 60% dans l’action sur le département et de nouveaux collègues ont rejoint la grève. Aucun train n’a circulé en Auvergne.

Nous nous battons contre les suppressions d’emplois et pour l’amélioration du service public ferroviaire. La question de l’emploi concerne tous les salariés, et vous savez sans doute qu’un tiers de nos effectifs a déjà été supprimé en 10 ans sur le département.

Notre bataille pour l’amélioration du service public ferroviaire et pour stopper sa dégradation est très importante pour un département comme la Haute-Loire (le projet gouvernemental entraînerait encore la mise à mal des transports en commun avec de nouvelles suppressions de lignes et de gares).

Dans l’intérêt des cheminots et des usagers, il est urgent que le gouvernement et la direction de la SNCF acceptent nos revendications ! Tant qu’elles ne seront pas entendues, nous reconduirons la mobilisation.

Contraints et forcés, mais dans l’intérêt de tous, nous sommes déterminés à gagner.

Xavier Bousset
Secrétaire départementale CGT Cheminots 43

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Zoomdici, 13/06/14

Mercredi soir, les onze salariés de l'entreprise de plasturgie familiale Bancet, à Sainte-Sigolène, apprenaient le dépôt de bilan de la société. Une annonce "sèche et rapide" pour les employés, présents au tribunal de commerce ce vendredi.

L'entreprise de plasturgie Bancet, implantée sur la zone Industrielle "Les Taillas", à Sainte-Sigolène, s'apprête à déposer le bilan. Son secteur d'activité, c'est la fabrication d'emballages en matières plastiques (gaines, films, sacs poubelles ou industriels, mais aussi des sachets, des tabliers ou encore des sacs congélation ou des housses pour les sièges de voiture).
Un secteur d'activité "dans la même trame que la majorité des entreprises du plateau", observe Pierre Marsein, représentant du syndicat CGT, qui sont effectivement une cinquantaine. Cette entreprise familiale a été créée en 1974, un an avant la naissance de Pierre-Olivier Bancet, qui est aujourd'hui le dirigeant de cette SAS (société par action simplifiée) depuis une dizaine d'années.

Un outil industriel vieillissant et des difficultés financières
Les locaux s'étendent sur une surface de 2 000 m² couverts, où l'on retrouve un parc machine relativement conséquent, avec cinq lignes d'extrusion PE pour une capacité annuelle de 2 000 tonnes, ainsi que cinq soudeuses. Mais cet outil industriel n'est "pas tout neuf", reconnaît l'une des salariées, et nécessiterait probablement quelques investissements.
Le problème, c'est que les salariés ne connaissent pas vraiment les raisons qui poussent leur dirigeant à mettre la clef sous la porte. "Des difficultés financières, voilà la seule explication qui nous a été fournie", souffle un employé. Difficile alors de se projeter vers un plan de reprise ou divers investissements.